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Place de la femme

Agnès Bertin en guerre contre la famine

Agnes Bertin est une femme qui est restée dans l’ombre de l’histoire de l’Ardèche. Et pourtant, elle a participé, à hauteur de ses moyens et avec sa propre sensibilité, au bien-être des habitants de Largentière.

Il est de ces femmes que l’histoire a oublié. Que les populations ont oubliées. Que tout le monde a oublié. Et pourtant, elles ont sauvé de nombreuses familles de la pauvreté et de la famine. C’est le cas d’Agnès Bertin. Une ardéchoise de la ville de Largentière.

Une tradition particulière

Dans les années 1360, des famines ont sévi dans la France du Moyen-Âge. La raison ? Une grande chaleur qui faisait sécher tout le grain. Le moulin d’Agnès Bertin est à cette époque un moulin qui moud du grain pour en faire du pain.

Devant cette famine qui sévit dans son village, Agnes Bertin commence à donner quelques boules de pain aux personnes qui toquent à sa porte. Peu à peu, de plus en plus de personnes viennent au moulin demander aumône.

Agnès Bertin désigne donc le jour de l’Ascension comme jour d’aumône du moulin. Chaque personne qui avait faim pouvait arriver au moulin et demander du pain.

Un système d’administration propice pour perpétuer la tradition

En mourant, en 1361, Agnes Bertin a cédé son moulin aux consuls du Vivarais. En effet, au Moyen-Âge, le sol français est administré par des consuls et représentants de ville qui composaient le Tiers-Etat.

En donnant son moulin à l’état, Agnes Bertin savait qu’il s’agissait du meilleur moyen d’exécuter ses dernières volontés. En effet, ce don n’était pas sans contreparties. Agnes voulait protéger les habitants de Largentière de la famine. En le donnant, elle a donc mis une clause : le moulin devrait faire l’aumône à l’Ascension et lors de la foire de Saint-Lazarre le 18 décembre.

Si aujourd’hui le moulin est n’est plus du tout en activité, vous pouvez tout de même passer à Largentière, et prendre le temps de regarder la plaque commémorative posée en l’honneur d’Agnès Bertin, cette femme qui a tout donné pour les autres.

Adresse : 5 rue Jean Jaurès Largentière (aujourd’hui appelé Moulin de la Charité).

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