Découvrez notre boutique Aventurieux!

Visites

Une visite dans le coeur historique du Médoc

Aventurieux vous emmène à la découverte du Fort Médoc, ce complexe militaire imaginé par Vauban, pour une visite historique inédite dans le coeur du Fort Médoc, en Gironde. Découvrez l’histoire de ce site classé depuis 2008 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO !

L’estuaire de la Gironde a longtemps été une place militaire stratégique pour la France. C’est pour cela que dans les années 1690, Vauban imagine une forteresse militaire triangulaire entre le Fort Médoc, le fort Pâté et la citadelle de Blaye. Ce complexe en trois points sera d’ailleurs surnommé par la suite « le verrou de la Gironde ». Son objectif ? Protéger Bordeaux de toute éventuelle attaque fluviale. Partons en visite !

Le Fort Médoc

Un essor économique qui attire les convoitises

Mais revenons-en plus précisément au Fort Médoc. Depuis le Moyen-Âge, l’estuaire de la Gironde a été une fabuleuse voie de communication pour le commerce. La renommée du port de Bordeaux n’était plus à faire.

En revanche, qui dit ville de commerce, dit richesses, et dit donc conflits militaires. Eh oui, car l’humain convoite toujours les richesses de son voisin… Pour vous citer quelques exemples, on peut parler des Vikings qui naviguaient sur la Gironde afin de renflouer leurs coffres d’or et de bijoux. On peut aussi évoquer les dégâts de la Guerre de Cent Ans où les Anglais ont bien profité des trésors de Bordeaux.

Bordeaux, arrête de faire la Gueuse !

Suite à ces pillages et invasions, Vauban et Louis XIV décident de transformer l’estuaire de la Gironde en une place militaire qui stopperait toute tentative belliqueuse ennemie. Il dira d’ailleurs de ce projet, qu’il a pour but que « Bordeaux ne fasse plus la Gueuse ». Comprenez par là que Vauban en a ras-le-bol que cette ville à l’essor économique incroyable mette un genou à terre à la moindre invasion. (oui parce qu’il ne faut pas oublier que le commerce, même à l’époque, est taxé. Moins de commerce signifie aussi moins d’argent pour l’état. Et ça n’est pas envisageable pour Louis XIV et ses idées de grandeur). 

L’idée est donc lancée de renforcer la Citadelle de Blaye ! Si vous souhaitez plus d’informations sur la Citadelle de Blaye, lancez la lecture de la vidéo ci-dessous.

C’est en 1685 que Vauban se rend à Blaye pour commencer à réfléchir aux aménagements nécessaires qui pourraient être faits. Il rencontre alors Claude de Rouvroy, duc de Saint Simon et gouverneur de Blaye, qui lui fait un topo sur la situation. Celui-ci avait pu remarquer lors des révoltes populaires de la Fronde contre la monarchie, que Bordeaux avait été attaquée par voie fluviale. Il émet alors l’idée qu’il faudrait verrouiller l’estuaire. Vauban note cette idée…et la reprend à son compte. Eh oui, l’histoire ne cite pas souvent les lanceurs d’idée… Mais chez Aventurieux, on aime bien raconter l’histoire en citant toutes les parties prenantes !

Vauban se met donc au travail. Il se rend compte que la citadelle de Blaye a une portée de canons insuffisante pour couvrir la largeur de l’estuaire. C’est à dire que les bateaux ennemis peuvent facilement éviter les tirs en longeant la côte opposée. Il décide alors de faire construire une tour au milieu de la Gironde qui deviendra le Fort Pâté. Et enfin de l’autre côté de la rive, il fait construire un fort à quatre bastions : le Fort Médoc. Et là on peut vous dire qu’il fallait être inconscient pour espérer dépouiller la ville en bateau… À la bataille navale, ça aurait été un touché-coulé à tous les coups !

L’imposant Fort Médoc

La construction du fort débute en 1689, avec d’importants travaux de terrassement. Eh oui, il remplace d’anciens marécages… Pas très stables pour accueillir un fort. Et puis il faut aussi évoquer que la surface à aménager fait 25 hectares ! Ce qui fait pas mal de boulot au final. En 1691, la première pierre de construction est posée. 

Et en parlant de construction, Louis XIV (comme toujours) voulait que son fort montre la gloire et la puissance de son règne. Il a donc ordonné euh pardon souhaité, que la porte royale arbore un fronton représentant le roi Soleil. Le fronton quant à lui est orné de trois fleurs de lys, d’une couronne et d’un médaillon avec une colombe. Oui, on voyait les choses en grand ici…!

Par ailleurs, une batterie renforce le fort. Alors non, pas celles qui nous servent aujourd’hui à charger nos téléphones portables, ni celles qu’on met sur les voitures téléguidées. Non. Une batterie militaire. C’est à dire un ensemble de canons, mortier, obusier etc. Bref de quoi se défendre en cas d’attaque !

Le fort possède aussi un fossé inondable. C’est à dire que que si jamais un bateau ennemi débarque, pour prendre le fort, le fort médoc actionne les écluses et bye bye l’ennemi. Emporté par les flots. RIP.

La chapelle du Fort Médoc

Concernant l’intérieur du Fort Médoc, il s’agit d’une véritable ville. Une caserne abritait 40 chambres avec trois ou quatre couchages. Petit calcul rapide : on pouvait y loger entre 120 et 160 militaires. On y trouvait aussi 2 boulangeries avec leurs propres fours à pain, ainsi qu’une sorte de petit hôpital pour le chirurgien de la garnison. La chaleur des fours à pain servait d’ailleurs à chauffer la salle des malades ! L’aumônier du fort avait aussi ses propres appartements. D’ailleurs il paraît qu’il y avait de grosses querelles entre les aumôniers du fort et le curé du village de Cussac. Une vraie téléréalité ce Fort Médoc ! 

Plus insolite, visitez le magasin de poudre installé à l’écart des bâtiments de la vie quotidienne.

Bon alors maintenant que vous connaissez les secrets du fort, on peut vous le dire… 

En réalité tout ce complexe militaire n’a jamais servi… On ne sait pas vraiment si il a découragé les ennemis, ou si vraiment il était inutile de faire tous ces travaux… Quoi qu’il en soit, cela nous aura fait découvrir un sublime bâtiment militaire !

Articles similaires
Visites

L'histoire de Saint-Émilion

Visites

L'histoire du Jardin Public de Bordeaux

Visites

La Bataille de Castillon, point final de la Guerre de Cent Ans

Visites

La Tour Pey Berland ou le Clocher Sans Cloche

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *