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Pointe Saint-Mathieu

La pointe Saint Mathieu

Le Finistère est l’une de ces terres emplies de légendes et d’histoires mystiques. Eh bien nous vous donnons aujourd’hui rendez-vous pour vous conter l’histoire de la Pointe Saint Mathieu !

Il faut savoir que la pointe de Saint-Mathieu fait l’objet de nombreuses croyances que nous allons aujourd’hui tenter de vous raconter. Il est particulièrement intéressant d’appréhender l’histoire de ce lieu en s’interrogeant sur l’origine de son nom. Contre toute attente, on ne la trouve que dans la transmission orale ! Les anciens disent qu’au IXème siècle, des marins venus d’Égypte se seraient échoués sur la pointe, avec à leur bord : la dépouille de Saint Matthieu, l’apôtre du Christ.

Cette histoire semble d’ailleurs assez réaliste puisque l’apôtre était parti évangéliser le continent africain de l’Éthiopie à la Perse ! La légende raconte que la relique aurait été conservée quelques temps dans l’abbaye, avant d’être transportée en Italie, un siècle plus tard. En revanche, il paraîtrait que les moines de l’abbaye auraient longtemps détenu le crâne de l’apôtre (mais aucun écrit ne confirme ou infirme cette hypothèse qui se base sur les revendication des dévôts de la pointe au Moyen-Âge…)

La légende biblique

Il y a fort fort longtemps, l’abbé Tanguy était l’heureux propriétaire de terres bretonnes. Parmi elles, la Pointe Sud-Ouest du Léon (oui oui, la Pointe dont nous parlons actuellement…) où passaient de nombreux bateaux de commerce, route maritime oblige… Un jour, un navire du Léon se trouvait dans le port du Caire, en Egypte. Et c’est ici qu’entre en scène notre cher saint Mathieu ! Bien que mort, il apparu à nos marins. Il s’adressa alors à l’équipage en breton : « A beleh oc’h-c’hwi, va breudeur ? Hag evid petra oh deuet amañ ? » (je ne parle bien-sûr pas breton mais il paraîtrait que la traduction s’approcherait de : « D’où êtes-vous, mes frères ? Et pourquoi êtes-vous venus ici ? »). Les marins lui répondirent qu’ils étaient Bretons du Léon et précisèrent qu’ils étaient bons chrétiens (on ne sait jamais, pour le salut des âmes…).

Saint Mathieu leur fit alors part de sa volonté ultime : il souhaitait plus que tout que son corps soit emporté dans un pays où la foi chrétienne restait solide. S’ils lui donnaient leur parole de traiter son corps avec le plus grand respect, et de le confier, chez eux dans le Finistère, aux plus hautes autorités religieuses, il leur dévoilerait un secret.

Le tombeau secret de Saint Mathieu

Vous vous en doutez, nos bienheureux marins promirent ! Tout heureux qu’ils étaient de trouver des reliques, vecteur de fierté et de joies dans les villages chrétiens de l’époque. L’âme de Saint Mathieu les guida jusqu’au lieu où était son tombeau, puis il disparut.

Bien-sûr, la tombe était à l’ancienne, un tombeau recouvert d’une énorme pierre. Pas simple pour notre petit équipage qui, pourtant tenta de la faire rouler (bien qu’à vue de nez, il aurait fallu au moins une quarantaine de personnes pour la déplacer)… Mais la foi ouvre toutes les portes à ses fidèles et surprise ! La pierre glissa d’elle-mêmeles laissant découvrir le corps sans vie de saint Mathieu. Comme ils l’avaient promis, ils transportèrent le corps de l’apôtre, en cachette, avec le plus grand respect, à bord de leur vaisseau, et levèrent l’ancre tout de suite !

Non pas 1, mais 2 miracles !

C’est sur le retour que 2 miracles se produisirent : à l’approche de la pointe, par erreur ou par inattention, le vaisseau fut sur le point de se fracasser contre un rocher. Mais c’est le contraire qui se produisit : le rocher s’ouvrit pour laisser passer le navire. Impressionnant ? Vous n’avez pas encore tout lu !

C’est au moment d’entrer dans le port « Porz Keinvan » (appelé de nos jours « Porz Menac’h« ) le vaisseau qui transportait les reliques se stoppa net. L’ancre était pourtant relevée et les marins eurent beau tirer les cordages : rien à faire, le bateau ne bougeait pas d’un poil…

L’un d’un marins (Rioualen) se risqua à émettre une hypothèse : ce port étant un lieu de commerce d’esclaves, il serait probable que saint Mathieu refuse d’yentrer… Le marin proposa alors d’abolir cette pratique et de faire en sorte que les enfants qui, auparavant, étaient vendus de la sorte soient désormais consacrés à saint Mathieu, qu’ils entrent à son service, ou encore qu’ils peuplent les terres du Léon en totale harmonie avec les finistériens.

Et bien croyez le ou non, mais le roi de Bretagne, Salomon, pensa que c’était une excellente idée ! Il se rendit sur le navire et, sur le corps de saint Mathieu, fit la promesse que Rioualen lui avait suggérée. Puis il fit consigner cette promesse par écrit et la signa, en présence du saint. Aussitôt, sans même qu’on eût besoin de le tirer et le diriger, le vaisseau rentra de lui-même dans le port ! Ô doux miracle qui abolit le commerce d’êtres humains dans cette partie de France !

Une plaque tournante du commerce

Lorsque vous vous rendrez à la Pointe Saint-Mathieu, vous ne verrez que quelques bâtisses aux alentours. Et pourtant ! Il y a quelques siècles, ce lieu était une vraie place économique ! Bien-sûr, la côte offrait des avantages considérables tel que la pêche à proximité mais aussi, et l’on y pense moins : des richesses de bris d’épave (eh oui, qui dit « falaises » dit « naufrages de bateaux »). On peut dire que ce droit de bris d’épaves, accordé par de nombreuses générations de souverains français, a été une véritable mine d’or pour le monastère et le village attenant !

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